Morts avant la bataille, les Doomriders fait œuvre de trébuchets hardcore, pas spécialement précis mais extrêmement destructeur en fin de course. Ils cavalent comme un Motörhead ou Entombed, sans respect pour le rock’n’roll propre et bien peigné, mais avec tout autant d’admiration. Il est certes question de rock classique avec solos de guitares doublés à la Thin Lizzy et ascendant blues, mais l’ensemble reste bien plus sombre et irrévérencieux. On s’embourbe dans des champs de bataille ruisselants d’hémoglobine et de distorsion à peine contrôlée. La voix grave assomme et dirige ces troupes de la mort. En avant guerrier !